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Secteur

Atelier agroalimentaire : le nettoyage est une étape de production

Partout ailleurs, nettoyer remet un équipement en état. Ici, nettoyer conditionne ce qui sort de la ligne : l’opération entre dans le plan de maîtrise sanitaire de l’exploitant, elle se trace, et elle se prouve.

Décrire la zone de production

Type de production, équipements concernés, créneau disponible entre deux fabrications et exigences du plan de nettoyage existant.

Aucune démarche commerciale automatique. Votre demande est étudiée au regard de ce que vous décrivez, puis vous êtes recontacté pour en parler.

Ce que le règlement dit vraiment

Un résultat, une méthode de preuve, et rien de plus

Le règlement (CE) n° 852/2004 demande aux exploitants du secteur alimentaire de mettre en place, d’appliquer et de maintenir une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur les principes HACCP. Les bonnes pratiques d’hygiène de son annexe II s’appliquent après le stade de la production primaire.

Sur les surfaces, le texte est précis sur la conception : celles qui entrent en contact avec les denrées doivent être bien entretenues, faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter, ce qui suppose des matériaux lisses, lavables, résistants à la corrosion et non toxiques.

Ce qu’il ne dit nulle part : à quelle fréquence nettoyer, avec quel produit, à quelle température, selon quel protocole. Ces choix appartiennent à l’exploitant, qui les construit sur son analyse des dangers et les inscrit dans son plan.

La conséquence pour l’achat de prestation est directe : le donneur d’ordres arrive avec son plan. Un prestataire agroalimentaire compétent demande votre plan avant de proposer quoi que ce soit. Celui qui propose son propre protocole standard sans l’avoir lu ne peut pas s’insérer dans un système de traçabilité qui existe déjà.

Ligne de production agroalimentaire en inox couverte de mousse de nettoyage, sol mouillé, éclairage froid
La mousse n’est pas le sujet : ce qui compte est que l’opération soit celle du plan, exécutée dans l’ordre, et tracée.

Ce qui distingue ce secteur

Cinq contraintes qui n’existent nulle part ailleurs

Le créneau est court

Le nettoyage se loge entre deux fabrications, souvent la nuit. Ce n’est pas une préférence d’organisation : c’est la production qui fixe la fenêtre, et elle ne s’étire pas.

Tout se trace

Chaque opération alimente un enregistrement. Une intervention non tracée, même bien faite, ne remplit pas sa fonction dans le système de l’exploitant.

Le démontage coûte

Convoyeurs, trémies, têtes de dosage : ce qu’il faut démonter pour atteindre est souvent plus long que le nettoyage lui-même. C’est ce qui fait l’intérêt des procédés sans démontage.

L’eau est un vecteur

Un lavage mal conduit déplace la contamination au lieu de la retirer, et un aérosol la met en suspension. Plus d’eau n’est pas plus propre.

Le contrôle vient après

Prélèvements et contrôles de surface valident l’opération. Le résultat n’est pas ce qu’on voit, c’est ce que la mesure dit.

Le résiduel est un déchet

Ce qui est retiré est une matière organique chargée, qui part au réseau ou en benne. Le sort de ce flux s’écrit avant l’intervention.

Vous savez déjà ce qu’il faut nettoyer et sur quel support : c’est l’essentiel de ce qui rend des propositions comparables.

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Choisir le procédé

Pourquoi la cryogénie a pris une place particulière dans ce secteur

Sur une ligne agroalimentaire, la comparaison entre procédés ne se fait pas sur l’efficacité de décollement. Elle se fait sur ce que chaque procédé ajoute à une zone de production qui cherche déjà à limiter l’eau, les aérosols et les temps d’arrêt.

Ce que chaque procédé apporte et retire dans une zone de production alimentaire.
Ce que ça permetCe que ça impose
Nettoyage humide classiquele mieux connu, intégré aux plans existantseau, aérosols, temps de séchage, effluents chargés
Cryogénietraite en place, sans eau, sans solvant, sans démontage ni séchagedu dioxyde de carbone à ventiler, du bruit, un essai préalable
Aspirationretire les résidus secs et les poussières de matière première avant l’humideun contenant, et une filtration qui ne redistribue pas
Haute pressionefficace sur les sols et les zones périphériquesprojection et aérosol : à tenir loin des zones ouvertes de production

Aucun de ces procédés n’est « conforme » ou « non conforme » en soi. C’est le plan de l’exploitant qui dit ce qui est admis sur quelle surface, et c’est le contrôle après opération qui valide. Un prestataire qui présente un procédé comme conforme par nature confond son outil avec votre système.

Vous cherchez à réduire le temps d’arrêt de ligne plutôt que le coût du nettoyage ? C’est souvent le vrai sujet.

Sécurité de site

Les contraintes générales s’appliquent aussi, et souvent toutes en même temps

Un atelier agroalimentaire est un site industriel comme les autres au regard du code du travail. Un prestataire y est une entreprise extérieure : l’analyse commune des risques d’interférence de l’article R4512-6 du code du travail s’impose, et le plan de prévention est écrit dès quatre cents heures prévisibles sur douze mois ou dès qu’un travail figure sur la liste des travaux dangereux (article R4512-7 du code du travail).

Deux points sont particuliers à ce secteur. D’abord les poussières de matière première (farine, sucre, lait en poudre, amidon) sont combustibles : un site sans aucun gaz inflammable peut être zoné 21 ou 22 à cause d’elles seules (arrêté du 8 juillet 2003). Ensuite les silos, trémies et cuves de stockage, qui relèvent du régime de l’espace confiné de l’article R4222-23 du code du travail.

La lutte contre les nuisibles, la désinsectisation et la dératisation ne sont pas traitées ici : ce sont d’autres métiers, avec d’autres agréments et d’autres produits. Les confondre avec le nettoyage industriel serait trompeur, quand bien même les deux se croisent dans un plan de maîtrise sanitaire.

Vous savez déjà ce qu’il faut nettoyer et sur quel support : c’est l’essentiel de ce qui rend des propositions comparables.

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Bien commander

Ce qu’un prestataire doit avoir lu avant de proposer

  • Votre plan de nettoyage et de désinfection : c’est le document de référence, et il existe déjà. Le prestataire s’y insère.
  • Les zones et leur statut : zone de production ouverte, zone d’emballage, périphérie, locaux techniques. Les exigences n’y sont pas les mêmes.
  • Les équipements concernés, et ce qui est démontable ou non. C’est là que se décide l’intérêt d’un procédé sans démontage.
  • Le créneau réel entre deux fabrications, y compris le temps de remise en service et de séchage, qui fait partie de la fenêtre.
  • Le mode de contrôle attendu après opération, et qui le réalise.
  • Le classement de zone s’il existe, notamment autour des stockages de poudre. Les zones à poussières combustibles

« Le règlement européen impose-t-il une fréquence de nettoyage ? »

Non, et c’est le contresens le plus répandu du secteur. Le règlement (CE) n° 852/2004 impose un résultat et une méthode de preuve : des procédures permanentes fondées sur les principes HACCP, et des surfaces en contact avec les denrées bien entretenues, faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter. Il ne fixe ni périodicité, ni produit, ni température. La fréquence vient de votre analyse des dangers, formalisée dans votre plan de maîtrise sanitaire. C’est une différence de nature : un prestataire qui vous annonce une fréquence « réglementaire » se trompe, ou vous vend son organisation en la présentant comme une obligation.

Décrire la zone de production : c’est ce qui rend les propositions comparables.

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Après votre demande

Ce qui se passe après votre demande

Votre description est lue

Le support, la salissure, l’accès et le créneau déterminent le procédé qui peut réellement traiter le sujet. Une demande sans support identifié ne peut pas être chiffrée.

Le procédé adapté est retenu

Un spécialiste de l’hydrocurage n’est pas un spécialiste de la cryogénie. Votre demande est confiée à l’équipe d’intervention dont le procédé correspond à votre support.

Une visite de site est proposée

Aucune proposition sérieuse ne se construit sans voir le support. C’est d’autant plus vrai que l’accès, la co-activité et le sort des déchets ne se lisent pas sur un courriel.

Vous comparez sur des bases identiques

Si votre cahier des charges dit la même chose à tout le monde, les écarts entre les propositions traduisent des méthodes.

Textes de référence

Le règlement européen encadre le résultat et la preuve ; le code du travail encadre les conditions dans lesquelles une entreprise extérieure intervient. Les deux s’appliquent ensemble.

  • Règlement (CE) n° 852/2004 : hygiène des denrées alimentaires : procédures permanentes fondées sur les principes HACCP, et bonnes pratiques d’hygiène de l’annexe II (versions consolidées sur EUR-Lex).
  • Code du travail, art. R4512-6 : analyse en commun des risques d’interférence entre les activités, les installations et les matériels, et plan de prévention arrêté avant le début des travaux (en vigueur depuis le 1er mai 2008 (décret n° 2008-244 du 7 mars 2008)).
  • Code du travail, art. R4512-7 : le plan de prévention est établi par écrit dès quatre cents heures de travail prévisible sur douze mois au plus, ou quelle que soit la durée lorsque les travaux figurent sur la liste des travaux dangereux (en vigueur depuis le 1er mai 2008).
  • Arrêté du 8 juillet 2003 (ATEX) : protection des travailleurs susceptibles d’être exposés à une atmosphère explosive, et définition des zones 0, 1, 2 pour les gaz et 20, 21, 22 pour les poussières (en vigueur).
  • Code du travail, art. R4222-23 : dans les cuves, réservoirs, citernes, fosses et galeries, les travaux ne sont entrepris qu’après vérification de l’absence de risque et, le cas échéant, après assainissement de l’atmosphère et vidange du contenu (en vigueur depuis le 1er mai 2008).
  • Code du travail, art. R4224-18 : les locaux de travail et leurs annexes sont régulièrement entretenus et nettoyés, et exempts de tout encombrement (en vigueur depuis le 1er janvier 2018 (décret n° 2017-1819 du 29 décembre 2017)).

Questions fréquentes

Les questions : réponses courtes

Le règlement 852/2004 impose-t-il des produits particuliers ?

Non. Il impose que les surfaces en contact avec les denrées soient faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter, ce qui est une exigence de conception des matériaux. Le choix des produits relève du plan de maîtrise sanitaire de l’exploitant, et de la compatibilité avec les surfaces et les denrées.

Un prestataire peut-il écrire notre plan de nettoyage ?

Il peut y contribuer, mais le plan reste celui de l’exploitant : il découle de son analyse des dangers, et c’est lui qui en répond. Un prestataire qui arriverait avec un plan tout fait sans connaître votre process inverserait la logique du règlement.

Faut-il tout démonter pour nettoyer une ligne ?

Cela dépend de l’équipement et de ce que le plan exige. Le démontage reste la référence sur les parties en contact direct, mais il coûte souvent plus cher que le nettoyage lui-même. C’est précisément pour cela que les procédés traitant en place ont pris de l’importance dans ce secteur.

La désinfection est-elle toujours nécessaire ?

Le texte dit « au besoin », ce qui renvoie à l’analyse des dangers. Nettoyer et désinfecter sont deux opérations distinctes, dans cet ordre : désinfecter une surface encore souillée n’a pas d’effet, puisque le produit n’atteint pas ce qu’il doit atteindre.

Traitez-vous la lutte contre les nuisibles ?

Non, et ce n’est pas un oubli. La dératisation et la désinsectisation sont des métiers distincts, soumis à leurs propres règles et à l’emploi de produits réglementés. Seul le nettoyage industriel est traité ici.

Faut-il intervenir de nuit ?

Très souvent, parce que la fenêtre entre deux fabrications est ce qu’elle est. Ce n’est pas une obligation réglementaire : c’est une contrainte de production. Elle se dit dès la demande, car elle change l’organisation bien plus que la surface à traiter.

Votre plan de nettoyage existe déjà : c’est lui qui commande

Décrivez ce que votre plan de maîtrise sanitaire prévoit : un prestataire exécute et trace, il ne réécrit pas votre plan à votre place.

Aucune démarche commerciale automatique. Votre demande est étudiée au regard de ce que vous décrivez, puis vous êtes recontacté pour en parler.

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